Alain Patrick MPILA : « Nous voulons valoriser notre patrimoine foncier »

Pour le Directeur de l’Aménagement, « il va falloir mettre en place un important réseau d’infrastructures, constitué de dessertes routière et autoroutière, chemin de fer, système d’alimentation en eau potable, système d’alimentation en énergie électrique ».

 La problématique de la disponibilité d’espaces aménagés est un point de vigilance de premier ordre pour lequel le Port Autonome de Kribi a engagé de nombreuses actions visant à ce que l’offre d’espaces aménagement rencontre la demande actuelle et future. En effet le Port Autonome de Kribi, se positionnant comme un port industriel moderne dont les installations portuaires sont associées à des zones d’activités commerciales, logistiques et industrielles susceptibles de générer ou d’absorber des trafics. L’objectif étant de constituer un environnement économique et industriel à même de servir de levier à l’industrialisation du Cameroun et à la compétitivité de ses produits. Il est bon d’indiquer que ce positionnement commercial du PAK est lié à son potentiel de développement. Notamment en relation avec les caractéristiques techniques des installations portuaires prévues à court, moyen et long terme ainsi que de la rentabilité économique et financière des capitaux investis par l’Etat dans la zone d’influence du PAK au titre des études et des travaux réalisés à date et ceux projetés.

Espaces non-aménagés disponibles aux investisseurs, sur le long de l’autoroute Lolabe-Kribi

Il importe de rappeler que Gouvernement s’est inscrit depuis 2012 dans la mise en œuvre d’une vision stratégique en ligne avec le Schéma Directeur d’Aménagement Global (SDAG) du Port Industriel de Kribi pour la période 2012 – 2040. A l’effet pour le PAK d’atteindre au cours des 25 premières années de son exploitation des niveaux de trafic garantissant les retombées économiques escomptées pour la zone d’influence directe et pour le Cameroun. Les procédures relatives à l’exploitation de ces espaces par les agents économiques sont aujourd’hui effectives. Les travaux d’aménagement des zones d’activités commerciales, logistiques et industrielles quant à eux se feront de manière progressive par la réalisation de tranches opérationnelles de terrains successives.

Sur la superficie de 26 300 ha de terrains bruts classés dans le domaine public artificiel pour la réalisation du Port Industriel de Kribi, 20 000 ha de terrains bruts sont projetés à l’horizon 2040 pour les zones d’activités commerciales, logistiques et industrielles. Pour rendre fonctionnel ces zones d’activités commerciales, logistiques et industrielles, il va falloir mettre en place un important réseau d’infrastructures (dessertes routière et autoroutière, chemin de fer, système d’alimentation en eau potable, système d’alimentation en énergie électrique, etc.). Ces éléments combinés aux contraintes de sites (topographie, sols et sous-sols, etc.) conduisent à avoir seulement environ 40-45 % des terrains qui soient « constructibles ».

Construction en cours de l’usine African Cocoa Corporation dans la zone contiguë au site de Mboro

Afin de répondre, en termes de superficie, à la demande actuelle et aux besoins à l’horizon 2027. Une zone a été identifiée et a fait l’objet d’études détaillées, elle couvre une superficie brute d’environ 3 000 ha de terrains et devrait permettre de rendre disponible environ 1 200 ha de terrains nets pour l’implantation d’activités (commerciales, industrielles et logistiques) dans les zones contiguës au Port. Cette zone couvre une longueur d’environ 10 km sur la façade maritime (6 km au Nord de la première phase du Port ; 4 km au Sud de la première phase du Port) avec une profondeur d’environ 6 km à l’intérieur des terres. Les travaux d’aménagement de cette zone sont prévus se faire en phases. La première phase a démarré en 2017, elle porte sur 55 hectares et se présente comme suit :

  • 6 ha de terrains pour l’usine de transformation de fèves de cacao (Atlantic Cocoa corporation)
  • 3 ha de terrains pour le stockage de la biomasse (BIOCAM)
  • 46 ha de terrains pour les entreprises prioritaires pour le démarrage des activités portuaires.

La deuxième phase des travaux d’aménagement va concerner une zone d’environ 500 ha de terrains bruts qui est prévu s’achever d’ici à 2022.

Par ailleurs, d’autres opérations d’aménagements sont en cours et projetées :

  • Le système d’alimentation en énergie électrique avec la réalisation d’une ligne de 225 kV, en plus de la ligne 30Kv déjà en service, qui va alimenter le port et les zones contiguës, ainsi que les réseaux de distribution associés.
  • Le système d’alimentation en eau potable sur BELFIUS BANK qui mettra à disposition 2000 m3 d’eau qui va servir à l’approvisionnement du port et des zones contiguës, ainsi que les réseaux de distribution associés.
  • La réalisation des infrastructures passives pour les réseaux de télécommunication.
  • La réalisation des voies de desserte routières et autoroutières.