Les terminaux sont exploités à leur meilleur rendement

Le Directeur technique affirme que pour la remise à flot des portiques de quais, « le PAK a bénéficié de l’accompagnement des constructeurs de ces équipements qui sont leaders mondiaux dans leurs différentes branches ».


Cyrille KOA
Directeur Technique

Au terme de l'année 2018, quel bilan faites-vous du vaste programme de maintenance des équipements qui a été conduit par le PAK, sur les deux terminaux ?

Le bilan est globalement satisfaisant car, à ce jour, les équipements de deux terminaux sont exploités à leur meilleur rendement. Il vous souvient certainement que, lors d’un précédent entretien, j’avais indiqué que, pour la remise en fonctionnement des installations portuaires, le PAK a bénéficié de l’accompagnement des constructeurs de ces équipements qui sont leaders mondiaux dans leurs différentes branches. Les équipements avaient donc été pratiquement remis à neuf, ce qui fait qu’à la Direction technique on n’est pas surpris des bonnes performances des Terminaux.

 

Quel est aujourd'hui le taux de disponibilité de ces équipements, leur fonctionnement - notamment sur le Terminal polyvalent où l'opérateur KPMO s'est longtemps plaint de retards dans la disponibilité des portiques ?

Trois indicateurs rendent généralement compte de la performance d’un système de production : la disponibilité (taux), l’utilisation (taux) et la fiabilité. Les taux de disponibilité et d’utilisation actuelles des équipements des terminaux sont conformes aux cibles fixées dans les différents contrats, à savoir 90% pour la disponibilité et 80% pour l’utilisation. La fiabilité, qui n’est pas un indicateur contractuel ici, est le temps de bon fonctionnement entre deux pannes, pour faire simple. Nous l’avons fixé assez ambitieux, à 400 heures sachant qu’un mois compte généralement 720 heures et nous travaillons à l’atteinte de cet objectif. La disponibilité d’un équipement ne dépend pas seulement de la technique mais aussi de l’exploitation. Les raisons du léger retard de la disponibilité des équipements du Terminal polyvalent étaient partagées entre la technique (PAK) et l’exploitation (KPMO), mais fort heureusement nous avons travaillé ensemble sur le sujet et aujourd’hui nous apprécions tous les bonnes performances de ce terminal.

 

Et qu'en est-il du projet de fourniture de l'eau aux navires ?

Je parlerais plutôt du système autonome de production et de distribution de l’eau du Port de Kribi, la fourniture de l’eau aux navires étant une finalité, un extrant de ce système. Le système de production et de distribution d’eau du Port comprend 04 forages, une station de traitement et un réseau de distribution dont le maillage aboutit sur les différents quais. Ainsi l’avitaillement des navires est rendu possible à partir de flexibles. Ce système a une capacité de production d’environ 600 mètres-cubes d’eau potable par jour. Le port a fourni, à ce jour, plus de 10 000 mètres-cubes d’eau aux navires.

 

Et sur le champ de l'électricité, l'interconnexion avec le réseau ENEO ?

 

Le Port est connecté au réseau public d’électricité depuis 2017. Il s’agit d’une ligne bi-terne de 30 kilovolts qui relie la centrale à gaz de KPDC au Port à Mboro. A côté de cette ligne, le port dispose d’un système de secours d’une puissance de 7,8 mégawatts qui prend automatiquement le relais en cas de coupure du réseau public. A la Direction technique, on est plutôt satisfait de l’interconnexion avec le réseau public.

 

Parlez-nous, pour finir, du programme de balisage du chenal d'accès aux plans d'eau...

Le balisage du chenal d’accès au cercle d’évitage constitue la première phase d’un programme plus important de signalisation du périmètre maritime du port de Kribi. Le système de balisage du chenal est composé de 7 balises dont une bouée d’atterrissage qui matérialise la zone de mouillage, une bouée de pilotage qui marque la zone où le pilote du port monte à bord du navire, et enfin 5 bouées qui balisent le chenal d’accès